Booba, « Trône » : une démonstration de maîtrise qui tourne parfois en rond

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Paru en 2017, « Trône » s’installe dans la discographie de Booba comme un album de contrastes. Les morceaux de domination et d’egotrip côtoient des titres plus mélodiques, où l’autotune ouvre un registre moins frontal. Cette alternance donne du mouvement au disque, sans toujours renouveler le personnage qu’il met en scène.

« Centurion » donne le ton avec une entrée offensive, tandis que « Friday » et « Petite fille » déplacent l’écoute vers des textures plus mélancoliques. Ailleurs, « À la folie », « Ça va aller » et « DKR » font entendre des références musicales ouest-africaines, notamment autour de la kora. La présence de Niska et Sidiki Diabaté sur « Ça va aller » accentue ce dialogue entre rap français et sonorités africaines.

La variété de l’album est sa principale force : Booba passe d’une posture à l’autre sans perdre sa signature vocale. Mais le motif du règne et de la toute-puissance revient si souvent qu’il finit par réduire la portée de certaines chansons. « Trône » convainc davantage lorsqu’il laisse la production et les changements de ton ouvrir le propos que lorsqu’il répète la proclamation de statut.

Pour replacer l’album dans les débats critiques de sa sortie, consultez aussi les chroniques de L’Abcdr du Son et du Monde.

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