L’Entretien #14 : Soldat Savage revient sur son parcours et VIE DE SOLDAT III

Partager cet article :

Regarder l’entretien complet sur YouTube

Dans le quatorzième épisode de L’Entretien, Soldat Savage revient sur son parcours, de ses premières années en Guinée à la sortie de Vie de Soldat III. Face à Badara Aliou, il parle de musique, de collectif, de choix artistiques et de la manière dont il construit son chemin en indépendant.

De l’écoute des textes aux premiers morceaux

Né à Dakar mais grandi en Guinée, Soldat Savage raconte qu’il s’est d’abord intéressé au rap en auditeur attentif. Au collège, il aimait décortiquer les paroles, les punchlines et les métaphores avec son ami Momox. C’est ce dernier qui l’encourage ensuite à écrire et à essayer le micro. La musique prend progressivement une place plus sérieuse dans sa vie, au fil des rencontres et du travail mené avec son entourage, notamment autour de CYMG.

L’artiste situe une étape importante de son évolution à Dakar, où il commence à publier plus régulièrement. La série de freestyles Sous les radars, qu’il développe en plusieurs épisodes, accompagne cette progression. Il explique que les retours reçus à cette période l’ont poussé à structurer davantage sa démarche et à envisager la musique avec plus de méthode.

« Vie de Soldat III », une évolution pensée dans la durée

Au fil de la conversation, Soldat Savage revient sur l’univers de Vie de Soldat et sur le travail investi dans ses différents volets. Il décrit le troisième comme une nouvelle étape : davantage de temps consacré aux productions, à l’enregistrement et à l’écriture, avec l’envie de mieux maîtriser l’identité du projet. Le rappeur parle aussi de son exigence envers les collaborations. Il a longtemps préféré garder ses projets sans invités, par crainte qu’un featuring mal assorti ne traduise pas l’univers qu’il voulait créer.

Pour Vie de Soldat III, il a finalement ouvert la porte à plusieurs collaborations, à la fois pour faire dialoguer des univers compatibles et pour élargir la portée du projet. L’épisode évoque notamment Straiker, Hunna, Malaïkan Mortel, Momox et L’AS D’C. Soldat Savage insiste sur l’équilibre à trouver : un featuring doit servir le morceau et le projet, au-delà du simple rapprochement entre artistes.

Musique, indépendance et stratégie

L’entretien aborde également la réalité économique de son parcours. Soldat Savage explique qu’il ne vit pas encore uniquement de la musique et qu’il s’appuie sur ses activités commerciales pour financer ses projets. Cette dimension rejoint sa réflexion sur le travail d’un artiste indépendant : organiser ses sorties, chercher les bonnes collaborations et investir dans son univers sans perdre de vue la direction artistique.

En fin d’échange, il remercie les « soldats » qui suivent sa musique et soutiennent ses sorties. Une conversation de près d’une heure qui éclaire autant la construction de Vie de Soldat III que les choix et les efforts derrière le parcours de Soldat Savage.

Regarder L’Entretien #14 avec Soldat Savage sur YouTube.

Pour découvrir le projet évoqué dans l’épisode : écouter Vie de Soldat III sur Spotify.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *