155 œuvres musicales guinéennes pour seulement 4 402 euros en un trimestre. C’est le montant que la SACEM aurait reversé au Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA), selon son directeur général, Moussa Fofana.
Soit une moyenne d’environ 28 euros par œuvre en trois mois. Un chiffre qui interpelle, même s’il ne représente pas les revenus totaux générés par ces morceaux sur les plateformes.
Mais au-delà des montants, un autre problème se pose : certaines œuvres guinéennes seraient encore enregistrées sous la mention « auteur inconnu », tandis que des artistes apparaîtraient sous plusieurs identités. Des irrégularités qui peuvent compliquer l’identification des ayants droit et le versement des redevances.
Le BGDA annonce vouloir résoudre le problème des auteurs inconnus dans un délai de six mois. L’organisme fait également état de plus de 13,6 milliards GNF collectés pour 2025, avec des répartitions prévues jusqu’en décembre 2026.
Le véritable enjeu ne se limite pas au nombre de streams. Il concerne aussi la structuration de notre industrie musicale.
Créer un hit, c’est bien. Protéger ses droits et percevoir ses revenus, c’est tout aussi important.
Artistes, producteurs et managers : déclarer ses œuvres, identifier correctement les ayants droit et harmoniser ses informations professionnelles sont des réflexes indispensables.
La musique guinéenne veut conquérir le monde. Mais est-elle suffisamment organisée pour récolter les fruits de son succès ?









